Le Cameroun a tout pour être un paradis.
Pourtant, pourquoi y vivre est-il si difficile ?
Le Cameroun est l’un des États les mieux lotis sur terre, sur les plans humain et géographique et sur bien d’autres aspects.
- Un peuple intelligent et travailleur, qui brille par ses réalisations dans le monde entier.
- Une jeunesse éduquée et dont l’excellence n’est plus à démontrer dans les STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) et la recherche universitaire en général.
- Une diversité ethnique, géographique et culturelle introuvable ailleurs (ne sommes-nous pas « l’Afrique en miniature » ?).
Pourtant, malgré tous ces atouts, vivre au Cameroun est, disons, difficile, pour rester poli.
- Les jeunes ont du mal à trouver un emploi, et encore moins un emploi à la hauteur de leur qualification (61 % d’actifs en sous-emploi — source : INS).
- Nous manquons d’infrastructures (transport, énergie, logements, etc.) alors que les budgets et les impôts augmentent chaque année.
- La corruption est si omniprésente qu’elle est presque la 3ᵉ langue officielle (nous figurons parmi les 40 États les plus corrompus au monde selon Transparency International).
- Le favoritisme sous toutes ses formes (tribalisme, népotisme, sectarisme, etc.) tue le mérite au profit du « tu sais qui je suis ? ».
Et accuser notre passé colonial, la Françafrique ou notre richesse culturelle de notre misère actuelle est un faux-fuyant. Singapour, l’Inde, le Maroc et le Nigeria sont tous d’anciennes colonies multiethniques devenues indépendantes dans les années 1960, comme nous.
Ces pays sont aujourd’hui des géants économiques régionaux et mondiaux. Nous ? On contemple nos poubelles à chaque carrefour et vivons d’emprunts massifs.
Trois actions simples et non violentes suffisent à améliorer les conditions de vie des Camerounais, jeunes et moins jeunes.
- Faire appliquer les lois qui existent déjà.
- Rendre les élus et les responsables publics comptables de leurs actes.
- Refaire du mérite la voie d'accès aux emplois qualifiés.
Pas besoin de faire un coup d’État. De lancer une révolution. D’envoyer les enfants des pauvres se faire tirer dessus dans les rues (pendant que les nôtres sont cachés à l’étranger).
C’est pour les mener que nous avons créé la Dynamique pour le Changement du Cameroun.
Qui sommes nous ?
La Dynamique pour le Changement du Cameroun
The Dynamics for the Change of Cameroon
Respect — Solidarité — Travail · Respect — Solidarity — Work
La Dynamique pour le Changement du Cameroun est un parti politique créé en février/mars 2026 par le Pr Yves Mbono Samba.
Nos rangs comptent aussi bien des commerçants que des fonctionnaires, issus de plusieurs régions.
D’ailleurs, si vous voulez nous rejoindre, c’est par ici. Nous rejoindre
Pourquoi nous avons créé ce parti ?
Ce n’est pas un secret de Polichinelle : le Cameroun compte plus de partis politiques que de fleuves. Nous avons 369 partis politiques légaux selon le ministère de l’Administration territoriale. Alors, pourquoi avons-nous décidé d’en créer un nouveau ?
La réponse tient en un mot : insatisfaction.
Oui, plusieurs de nos membres ont soutenu le RDPC par le passé. Ainsi que le FSNC et d’autres formations politiques.
Nous y avons cru. Certains pensaient pouvoir faire bouger les choses de l’intérieur.
Nous en sommes partis parce que nous avons fini par comprendre que ce n’était pas possible. Ces partis étaient animés à la base par des idéaux nobles, mais ont pris des directions plus individualistes au fil du temps. Le bien-être des Camerounais est passé du statut de priorité à celui de simple argument.
Le point de rupture ? L’élection présidentielle de 2025.
Le RDPC et le FSNC auraient pu, à ce moment précis, se parler publiquement. Dans un pays fracturé, où l’on demande aux citoyens de faire la paix, deux formations politiques rivales se tendant la main auraient été le message d’unité nationale le plus fort de notre histoire.
Aucune ne l’a fait. Chacune a préféré son camp au pays. Et ce qui a suivi est tout simplement tragique : 48 morts selon l’ONU et 1 243 arrestations selon le gouvernement camerounais.
Un énième rendez-vous manqué avec notre histoire. Exactement comme en 1992.
C’est là que nous avons compris : on ne réforme pas une maison de l’intérieur quand ceux qui la tiennent n’ont aucun intérêt à ce qu’elle change.
Nous nous sommes alors réunis pour fonder la Dynamique pour le Changement du Cameroun.
Un parti qui regarde les choses factuellement, indépendamment de l’appartenance politique de la personne qui les propose. Si une mesure est bonne pour les Camerounais, nous la soutiendrons — même si elle vient de ceux que nous combattons. Si elle est mauvaise, nous la refuserons — même si elle vient de nos alliés.
Ce que nous ne sommes pas
Il nous paraît aussi important de dire ce que nous ne serons pas.
Nous ne sommes pas un mouvement de contestation.
Si vous cherchez un parti politique pour faire du bruit ou organiser des casses, vous ne le trouverez pas ici.
Nous ne sommes pas le véhicule d’un homme.
Nous avons des instances, des règles, une discipline interne, et une charte que vous pouvez lire. Ce qui compte chez nous doit survivre à ceux qui l’ont fondé.
Nous ne sommes pas le parti d’une région, d’un groupe ou d’une famille.
Le tribalisme, le favoritisme et le sectarisme sont bannis. Et si, au fond de vous, vous jugez d’abord les gens par leurs appartenances ethniques, religieuses ou familiales au lieu de leurs compétences, vous ne serez pas épanoui dans nos rangs.
Nous ne demanderons jamais à personne de descendre dans la rue pour aller bagarrer avec les forces de l’ordre.
Jamais. Zéro. Certains diront que c’est par peur du régime ou par accointance avec celui-ci. Nous leur ferons juste remarquer que ceux qui appellent à brûler et à casser sont rarement sur le terrain : ce ne sont ni leurs enfants ni leurs femmes qui sont en première ligne, et ce ne sont pas leurs commerces ni leurs biens qui seront détruits.
Nos Valeurs
Une devise ne vaut que si l’on peut dire ce qu’elle engage. Voici ce que la nôtre engage.
RESPECT
Le respect des libertés individuelles et de la dignité de chacun.
Le respect de la personne, quelle que soit son origine, sa région, sa langue, sa foi ou sa condition. Le refus du favoritisme, du tribalisme et de toutes les formes de sectarisme — parce que ce sont eux, plus que la pauvreté, qui ont abîmé ce pays.
Et le respect dû aux citoyens par ceux qui les gouvernent : rendre compte, expliquer, tenir parole.
SOLIDARITÉ
L’économie camerounaise pèse 40 à 44 % du PIB de la CEMAC. Pourtant, nous sommes l’un des pays les plus inégalitaires en termes de revenus dans la sous-région (les plus pauvres s’appauvrissent, les plus riches s’enrichissent).
Nous voulons une répartition plus équilibrée de la richesse nationale, une protection sociale qui atteigne réellement les gens, et un effort particulier là où l’État s’est le plus retiré : les zones rurales, les quartiers, les communes délaissées. Personne ne doit rester au bord de la route dans un pays qui avance.
TRAVAIL
Le mérite comme seule voie d’ascension.
Ce que vous obtenez doit dépendre de ce que vous faites, pas de qui vous connaissez. C’est vrai pour un concours, pour un recrutement, pour un marché public, pour une nomination.
C’est le principe le plus simple du monde. C’est aussi celui dont l’abandon a coûté le plus cher à notre État : à ceux qui ont travaillé toute une vie sans être reconnus, et à ceux qui ont fait des études pour découvrir qu’elles ne suffisaient pas.
Notre Méthode
Notre méthode tient en quatre principes.
Par les urnes, et rien d'autre.
Le changement que nous voulons passe par le vote, par la loi et par les institutions.
Nous l’avons dit plus haut et le répétons encore ici : nous ne lancerons aucun appel à la rue, aucun appel à la violence, aucun mot d’ordre de blocage.
Nous ne voulons pas d’un scénario façon Rwanda ou Côte d’Ivoire post-2010.
Les actions violentes, les chasses aux sorcières, les expropriations ponctuées de « rentrez chez vous », les massacres, les casses et les génocides n’ont jamais profité à un peuple. Et ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix : ceux qui n’ont rien pour se protéger et qui ont mis des décennies à construire ce qu’ils ont.
Avec la loi qui existe déjà.
Peu de gens connaissent réellement les avancées que nous pouvons obtenir juste en l’appliquant.
Les citoyens, les communes et les régions disposent aujourd’hui de compétences qu’ils n’exercent pas, de pouvoirs qu’ils n’utilisent pas, de recettes qu’ils ne mobilisent pas. Notre premier chantier n’est pas de réécrire les textes. C’est d’appliquer ceux qui existent déjà.
Maintenant, nous ne sommes pas naïfs non plus. La Constitution camerounaise comporte plusieurs éléments qui peuvent nuire à l’intérêt des citoyens.
Par exemple, l’article 47.2 est profondément injuste envers les citoyens. En effet, il spécifie les personnes aptes à saisir le Conseil constitutionnel. Et les citoyens n’y sont pas mentionnés.
En commençant par le local
L’eau, l’électricité, le logement, les routes de desserte, l’accompagnement des petits métiers : ce sont des sujets de commune avant d’être des sujets de ministère.
Nous voulons que le changement soit visible près de chez vous — dans votre arrondissement, sur votre route, à votre centre de santé — et pas seulement dans un discours prononcé à Yaoundé.
Avec des marqueurs vérifiables
Tout responsable public doit rendre des comptes et afficher son plan.
Il y en a marre des responsables de sociétés publiques, des hauts fonctionnaires, des élus locaux et autres dont les résultats sont flous ou médiocres, mais qui sont reconduits ad vitam æternam.
Un dirigeant qui n’atteint pas ses objectifs devra s’en expliquer, et en répondre. C’est ainsi que fonctionne toute organisation sérieuse. Il n’y a aucune raison que l’État camerounais fasse exception.
Ce que nous voulons changer
L'emploi et le mérite
Un accès équitable à l’emploi, des recrutements et des concours dont les résultats sont vérifiables. Une meilleure adéquation entre ce que l’on enseigne et les besoins des entreprises, avec une implication directe des régions dans la professionnalisation de l’enseignement secondaire.
La corruption
Toute personne condamnée pour corruption doit être inéligible à un quelconque poste. Peu importe le fameux adage qui dit que « la nomination est discrétionnaire ». Nommer quelqu’un qui a déjà pillé les caisses de l’État est une hérésie et une mise en danger des taxes et impôts payés par des millions de Camerounais. Au-delà des sanctions, nous voulons nous attaquer aux causes qui rendent la corruption possible : opacité des procédures, absence de contrôle, conflits d’intérêts non encadrés, et complexité administrative entretenue.
Le pouvoir d'achat
Un contrôle strict des prix pour combattre l’inflation artificielle. La fin des monopoles de fait qui permettent à quelques sociétés de fixer les prix sans concurrence réelle. Et une révision des règles de fixation des prix des prestations et marchandises fournies à l’État.
Le logement
Le logement est l’un des principaux goulots d’étranglement pour les jeunes actifs. Les surfaces à louer sont hors de prix. Et la construction est difficile — encore pire pour celles et ceux qui n’ont pas accès au crédit bancaire. La création par les communes de sociétés immobilières, pour faire émerger un véritable parc de logements à loyers modérés. Se loger décemment ne doit pas être un privilège, ni pour les ménages les plus modestes, ni pour les classes moyennes.
L'entrepreneuriat et les jeunes entreprises
Un meilleur accès des opérateurs du secteur informel au financement bancaire. Une fiscalité adaptée aux entreprises qui démarrent. Des structures de microfinance créées au niveau des communes. Et un travail de fond sur la baisse des taux de prêt aux particuliers.
Les services de base près de chez vous
La mise en place, par les communes, de structures locales de production d’eau potable et d’électricité partout où les sites le permettent. Ne plus attendre indéfiniment une solution nationale pour un problème qui peut se régler localement.
Notre Équipe
Celles et ceux qui portent ce projet
Pr Yves Mbono Samba
Président national de la Dynamique pour le Changement du Cameroun
Maître de conférences à l’Université de Yaoundé I et ancien vice-doyen à l’Université de Dschang
L'équipe dirigeante
MBANE Roussel Deschanel
Secrétaire à l’Organisation
Ingénieur Télécom
[Région]
Dr MBONO SAMBA Éloumba Esther Astrid
Secrétaire à la FDCC
Médecin
ABDOU SADJO
Président du Bureau National de la JDCC
Chauffeur Routier
Ce à quoi nous nous engageons
Nous le savons. C’est même le principal obstacle entre vous et nous — et il est légitime.
Depuis trente ans, ce pays entend des engagements qui ne sont jamais tenus, et voit les mêmes causes produire les mêmes effets. Il serait déraisonnable de nous accorder d’emblée une confiance que personne n’a méritée.
Nous ne vous demandons donc pas de la confiance. Nous vous proposons des points de contrôle.
Ce que nous publions et continuerons de publier :
- Le financement du parti — d'où vient l'argent, et en quelles proportions
- Nos comptes rendus d'activité — réguliers, y compris quand ils sont mauvais
- Nos règles internes — statuts, charte, critères de sélection des responsables
Nous Rejoindre
Chacun s’engage à la mesure de ce qu’il peut et de ce qu’il souhaite. Il n’y a pas de mauvaise porte d’entrée.
Recevez nos publications et nos comptes rendus. Vous ne vous engagez à rien, et vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Suivez-nous sur nos différents réseaux sociaux.
Vos informations ne sont ni publiées, ni partagées, ni transmises à des tiers. Nous savons ce que l’engagement politique peut coûter dans ce pays. Nous traitons vos données en conséquence.
La Dynamique pour le Changement du Cameroun — Respect, Solidarité, Travail
The Dynamics for the Change of Cameroon — Respect, Solidarity, Work
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